Mission, boomerang, zombies ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­    ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏  ͏ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­  
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#171

Semaine du 27 mars

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Bulletin de L'économie souhaitable

Notre décryptage inédit des grands sujets économiques & sociétaux

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Chères lectrices et chers lecteurs, 

En cette semaine de p’têt ben qu’oui p’têt ben qu’non de la fin de la guerre en Iran, les associés de Kéa, qui ne sont pas tous Normands, n’ont pas tergiversé pour décrypter les faits suivants.

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En être ou ne pas en être

Le baromètre 2025 de l’Observatoire des Sociétés à Mission (SàM) est sorti, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan est au beau fixe.
 
Les chiffres sont éloquents : le rapport fait état de 370 nouvelles SàM en 2025, dont une moitié de « natives » (créées directement avec ce statut), sur un total de 2 411 créations d’entreprises. Les SàM représentent désormais 10 % de l’emploi salarié en France, jusqu’à 1 emploi sur 5 dans l’énergie ou le transport et la logistique, et 1 emploi sur 6 dans la santé et l’action sociale.
 
La formule plaît indéniablement aux salariés en quête de sens, qui y trouvent une « raison d’y être », mais aussi aux clients qui y voient « une raison d’y venir », selon la jolie formule du ministre Serge Papin. Mais ce n’est peut-être pas la seule raison : l’autre enseignement du rapport est que les SàM sont plus robustes que la moyenne. Ainsi, un tiers des entreprises créées en 2018 n’existaient plus en 2023, contre seulement 5 % de celles devenues SàM sur la même période.
 
Les SàM seraient-elles l’avenir des entreprises contribuant aux communs ET du capitalisme ?  

Nous, on vous l’a toujours dit que c’était le turfu !

 
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La guerre IA

Pendant que l’on assiste au retour de la guerre à l’ancienne, armadas au large et boots on the ground, la Chine, en retrait, invente la guerre de demaindont le conflit actuel pose aussi les prémices.
 
Dans un rapport paru en mars 2026, la RAND Corporation – principal think tank américain sur les questions militaires – décrit, moultes sources à l’appui, la façon dont Pékin mise sur l’IA pour combler son retard sur les États-Unis et in fine, prendre durablement l’avantage sur son principal rival.
 
Car les possibilités guerrières offertes par l’IA sont nombreuses : accélération de l’ensemble de la kill chain – de la détection à la frappe – permettant de réduire drastiquement les temps de décision ; développement de systèmes autonomes, en particulier les essaims de drones, afin de mettre en œuvre des stratégies de saturation ; dispositifs de fusion des données pour une vision unifiée du champ de bataille…
 
Si l’on sait que l’Armée populaire de libération n’est pas la seule à travailler sur ces pistes, l’étude alerte sur la supériorité technologique de la Chine en la matière.  

AI, si tu tombes un AI sort de l’ombre à ta placeuuuu.

 
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Retour à l'envoyeur

L’expatriation croit dans le monde occidental – et ce n’est peut-être pas si grave.
 
Près de 4 millions de personnes ont quitté les pays occidentaux en 2024, soit environ 20 % de plus qu’avant la pandémie. En partie motivée par la hausse des impôts sur les plus riches et une perte de confiance dans la politique nationale, cette tendance connaît une accélération avec le télétravail, et est portée par des jeunes diplômés en quête de découvertes et d’expériences internationales.
 
L’essor de l’« expat economy » relèverait ainsi d’une transformation profonde de la mondialisation, la mobilité internationale n’étant plus seulement subie ou dictée par une nécessité économique mais, pour certains, choisie et souvent réversible. À noter : les flux restent majoritairement internes au monde occidental.
 
À l’ère des discours nationalistes (qui d’ailleurs s’attardent surtout sur les sujets d’immigration), ces mobilités rendent paradoxalement le monde occidental plus interconnecté que jamais. Et bien que cet exode mette sous pression les finances publiques des pays de départ, de nombreux émigrants finissent par revenir (environ 40 %), rapportant avec eux compétences, réseaux et capital.  

À l’Ouest, rien de nouveau.

 
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La Bourse ou l'avis

Et si la prochaine crise étatsunienne venait… de ses propres marchés ? Alors que l’Oncle Sam est concentré sur la scène internationale, Wall Street affiche une sérénité déconcertante. Un optimisme naïf de l’avis de l’économiste Patrick Artus, qui souligne les trois risques financiers qui le menacent : une crise de change, une crise des finances publiques et une crise boursière.
 
D’abord le dollar : le billet vert perd de sa superbe, sa demande baisse, tirée par les banques centrales étrangères (BRICS en tête) qui diminuent leurs réserves en USD. Une érosion qui pourrait s’accélérer sous l’effet des choix politiques et monétaires étatsuniens et de l’attractivité croissante des monnaies asiatiques. Ensuite, le Trésor : avec un déficit autour de 6 %, la dette américaine dépend d’acheteurs étrangers qui pourraient se lasser, faisant remonter les taux et le coût du financement. Enfin, la Bourse : valorisations élevées, dopées par le pari sur l’IA, avec des investissements massifs financés pour partie par la dette. Dans la ruée, il y aura des gagnants… et surtout des perdants.
 
Dollar, Trésor, Bourse : pour l’économiste, le risque de fond est l’effet de contagion, car une crise sur l’un de ces piliers se transmettra aux deux autres. Puis à l’ensemble de l’économie étatsunienne.

Vous connaissez le Domino’s day ?

 
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Bienvenue à Smombiland

Les écrans auront-ils la peau des villes ?
 
Les « smombies » (smartphone + zombies), ces êtres aux yeux rivés sur leur écran, ont envahi les rues. Ainsi, à Séoul où le taux de pénétration des smartphones est de 90 %, 6 accidents sur 10 impliquent un piéton scotché à son téléphone ; des applications indiquent les obstacles sans avoir à lever les yeux ; et des feux rouges sont installés… au sol.
 
Au-delà de l’effet comique – que celui qui ne l’a jamais fait soit privé de Bulletin – ce phénomène pose la question de la ville de demain. Pour Hubert Beroche, urbaniste, il ne s’agit surtout pas de concevoir l’espace public autour du « smombie », qui tuerait la ville de l’intérieur en n’y prêtant plus attention. Ni de chercher à lui servir la soupe, en répondant par exemple à ses attentes de villes instagrammables (vous voyez les fleurs en plastique sur toutes les façades des cafés parisiens ?).
 
Il préconise au contraire de penser l’espace public post écran, en faisant de la ville un lieu qui capte à nouveau l’attention, par la créativité (installations artistiques immersives, architecture ludique ou surprenante, …) et l’organisation du lien social.
 

Prenant ce sujet très au sérieux, la Rédaction a choisi de ne pas faire de chute.

 
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En tant qu’Entreprise à mission, Kéa a décidé de contribuer à sa manière aux grands sujets économiques & sociétaux et propose un décodage inédit.

N°171 du 27.03.2026 :

Rédacteurs en chef : Chloé Secnazi, Mathieu Noguès 
Rédacteurs : Pierre Girard, Romain Thievenaz, Mathieu Noguès, Yoram Bosc-Haddad, Wendy Röltgen  
Secrétaire de rédaction :  Irène Miquel 
Ont collaboré à ce numéro : Sophie Combes, Oualid Essaid, Marie Guilbart, Carine Lesigne, Hugues Ménard, Yves Pizay, Paul Puechbroussou, Jérémie Viel, Jean Gaboriau

Directrice de la diffusion : Wendy Röltgen

Kéa
Kéa, 1er cabinet de conseil français en stratégie et transformation, entreprise à mission depuis 2020
Kéa,  3 rue Danton,  France  92240,  France,  Malakoff
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