For sure - Bulletin du 30 janvier
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#163

Semaine du 30 janvier

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Bulletin de L'économie souhaitable

En tant qu'Entreprise à mission, Kéa a décidé de contribuer à sa manière aux grands sujets économiques & sociétaux et propose un décodage inédit.

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Chères lectrices, chers lecteurs,
En cette semaine d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans par l’Assemblée, les associés de Kéa rappellent que le bulletin n’est pas un réseau social, malgré sa communauté grandissante (merci !) et son caractère totalement addictif. For sure.

 

Une baffe, une caresse

Entre bonnes et mauvaises nouvelles, l’économie française nous surmène émotionnellement.

D’abord, les caresses.

En janvier 2026, le climat des affaires revient à son plus haut niveau dans l’industrie depuis 2022 (wahou les carnets de commande !). Et pour tous secteurs confondus, il est proche de sa moyenne de long terme. L’Insee envisage que la France atteigne son objectif de croissance de 1 % en 2026 dès la mi-année. L’inflation est bien contenue, notamment par rapport à l’Allemagne. De façon plus structurelle, l’attractivité française résiste : les investissements étrangers annoncés progressent de 2 % par rapport à 2025. De quoi se réjouir donc.

Ensuite, la baffe.

Et non des moindres. Les Français sont désormais moins riches que la moyenne des Européens. Et pan pour le déclassement ! Pour la 3e année consécutive, le PIB/habitant est inférieur à la moyenne de l’UE. La faute notamment aux réformes que l’on ne veut pas faire (cf. notre peu de temps travail pendant toute la vie et non l’année !) ou aux investissements qu’on ne peut plus faire (compétences, innovation). Mais bon, parfois les baffes, c’est nécessaire.

On compte sur vous pour la passer à votre voisin, qui la passera à son voisin, et réveiller ainsi tous les Français. For sure.

 
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Français, je ne vous ai pas compris

Ne nous laissons pas berner par le spectacle d’une Assemblée polarisée. 3 politistes nous expliquent comment la dynamique sociétale est décorrélée de la dynamique politique.

De récentes publications, Ipsos, Bien commun, Credoc, solidement argumentées, contestent ou nuancent la vision pessimiste de l’archipelisation française. D’abord, nous finirions par nous accorder à moyen terme sur les sujets polémiques de société : avortement, mariage pour tous, euthanasie et ce, de plus en plus vite. Ensuite, le communautarisme serait très exagéré : seuls 7 % revendiquent l’appartenance exclusive à une communauté religieuse ou d’origine, et les autres n’en revendiquent aucune ou disent appartenir à des communautés d’intérêts divers (loisirs, quartier…). Nous serions moins divisés qu’aux beaux jours du clivage droite/gauche, contrairement à ce que notre Assemblée nous ferait croire.

C’est justement parce que les divisions idéologiques sont moindres dans la société que « les ingénieurs de la peur » du monde politique caricaturent l’adversaire, dramatisent, personnalisent les enjeux et politisent les faits divers. La vie parlementaire, reformatée par les réseaux sociaux et les chaînes d’information, construit un spectacle excessif pour retenir des électeurs volages et restaurer des clivages.

Avec le risque que ce décalage alimente l’abstention ; le bruit et la fureur n’ont jamais garanti la qualité du spectacle. For sure.

 
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La RS€

À la fin, c’est le profit qui gagne ? L’entreprise doit faire des profits et la RSE doit servir cet objectif dans la durée. Sinon finito basta. C’est même Novethic qui l’a dit.

Maintenant que l’élan réglementaire a été stoppé (cf. la directive omnibus), la RSE et ses professionnels doivent désormais se tourner vers le défi le plus complexe : la transformation des modèles d’affaires pour créer de la valeur, et de la valeur dans le temps. Et ce n’est pas si facile.

Alors, comment faire ?  Laurence Lehmann-Ortega, Docteur en sciences de gestion, nous dit qu’il faut dépasser les freins souvent associés à la RSE : la difficulté à obtenir une rentabilité immédiate des actions, les coûts de production augmentés, la complexité du passage à l’échelle. Quand la marée réglementaire se retire, la RSE doit se tourner vers des démarches très opérationnelles : incubateurs, expérimentations locales, collaboration avec les acteurs de la chaîne de valeur…  

Bref, mettre les mains dans le cambouis. Euh non… dans la prise ! For sure.

 
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Premiers de cordée d’IA

L’IA, un fantasme du haut de la pyramide ? Une enquête du Wall Street Journal réalisée auprès de 1 500 « cols blancs » éclaire le fossé qui sépare le top management du reste des salariés sur l’IA.

En effet, si 43 % des cadres supérieurs estiment qu’elle leur fait gagner plus de 8 heures par semaine, seuls 5 % des employés font le même constat. Pire, ces derniers se disent plus inquiets qu’enthousiasmés par l’IA, face aux difficultés qu’ils éprouvent dans l’utilisation de l’outil. 40 % vont même jusqu’à renvoyer l’IA au bûcher, disant qu’ils seraient prêts à ne plus jamais l’utiliser. Toc !

Par ailleurs, si les dirigeants sont les plus enthousiastes quant à son utilisation, ils peinent, eux-aussi, à voir les bénéfices de l’IA dans leurs équipes et dans leur  bottom-line  au-delà de leur propre productivité. Ainsi, seuls 12 % des CEO interrogés à Davos disent avoir amélioré leurs résultats grâce à l’IA. Mirage pour certains, rupture pour d’autres, l’IA nécessite en tout cas l’accompagnement de toute l’entreprise pour porter ses fruits.  

Dirigeant particulier cherche intelligence particulière. (For sure).

 
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Born with the wind

Dans la famille « merci Vladou et Trumpinou, on n’y serait pas arrivé sans vous », je voudrais… la naissance d’une vraie politique énergétique européenne.

Avec pour exemple récent le plus marquant, ce projet colossal qui va faire de la mer du Nord « le plus gros réservoir d’énergie verte du monde », 9 pays européens s’allient pour une accélération sans précédent du déploiement de l’éolien offshore dans la région. 15 gigawatts seront ainsi installés chaque année entre 2031 et 2040.

Un choix qui s’explique par la facilité de déploiement à grande échelle d’une énergie stable et très productive dans un secteur géographique favorable (vents réguliers et proximité des pôles industriels nord européens). Et également, par la volonté de conserver à l’Europe sa bonne position dans l’industrie éolienne (cf. l’avance douloureusement perdue dans l’énergie solaire au profit de la Chine).

Surtout, la décision intervient dans un contexte international en forme de wake up call sur la nécessité d’une politique énergétique européenne forte et unifiée. Car la transition énergétique n’est pas vitale uniquement pour lutter contre le changement climatique, elle l’est aussi pour assurer notre souveraineté européenne. Il faut dire que dans un monde où les ressources sont finies et les souverains prédateurs, dépendre du gaz russe hier, du GNL américain aujourd’hui, ressemble de moins en moins à une bonne idée.

Alors, on dit merci qui ?? (FOR SURE !)

 
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N°163 du 30.01.2026

Rédactrice en chef : Sophie Combes
Rédacteurs : Yoram Bosc-Haddad, Jean Gaboriau, Pierre Girard, Mathieu Noguès, Chloé Secnazi
Secrétaires de rédaction :  Irène Miquel, Wendy Röltgen
Ont collaboré à ce numéro :  Oualid Essaid, Marie Guilbart, Carine Lesigne, Hugues Ménard, Yves Pizay, Paul Puechbroussou, Romain Thievenaz, Jérémie Viel
Directrice de la diffusion : Iliana Ohleyer

Kéa
Kéa,  3 rue Danton,  France  92240,  France,  Malakoff
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